COVID 19 : Communiqués de l'Ordre National des Vétérinaires

La Clinique Equine Desbrosse reste responsable face à l'épidémie due au COVID-19.

Nous restons à votre disposition en cas d'urgence, ou tout état de santé de votre cheval qui le nécessite

Par contre la Clinique Equine Desbrosse respecte les recommandations données par l'Ordre des Vétérinaires et a appliqué des mesures de prévention et de biosécurité.

Comme le rappelle l'Ordre des Vétérinaire, en tant que vétérinaire, nous ne transigeons pas sur la santé : celle de nos collaborateurs, celle de nos clients, celle de nos proches, celle de l'ensemble de la société. Restreindre les contacts humains fait barrage à la contagion et sauve des vies humaines.

Nous restons à votre écoute 

Faites attention à vous et vos proches

Respecter le confinement

 

Communiqués : Conseil national de l'Ordre aux vétérinaires :
Communiqué N°1 – COVID 19
Communiqué N°2 - COVID-19
Communiqué du 20 mars 2020 
Communiqué N°5 - COVID-19 du Conseil national de l'Ordre aux vétérinaires

 

 

 

 

Communiqué N°1 – COVID 19

Avertissement : Les dispositions exposées dans le présent communiqué sont susceptibles d'évoluer à la lumière de l'évolution de la situation sanitaire ou des constats qui seront fait quant à l'application des mesures prescrites.

 

L’Ordre des vétérinaires, en étroite collaboration avec les organisations professionnelles vétérinaires syndicales et techniques, en concertation avec les services du Ministère en charge de l’agriculture, invite solennellement les vétérinaires à prendre la juste mesure de l’ampleur de la crise sanitaire en cours en s’attachant à appliquer strictement, et avec la rigueur scientifique qui s’impose à eux, les consignes gouvernementales visant à lutter contre la propagation du virus SARS-CoV-2.

 

Il est de la responsabilité éthique et déontologique de chaque vétérinaire, acteur de la santé publique, de contribuer aux efforts demandés à la Nation, et par l’exemplarité des mesures mises en œuvre, d’agir en professionnels responsables dans l’intérêt collectif de la santé des animaux et de la santé publique.

 

L'arrêté du 14 mars 2020 publié au JORF n°0064 du 15 mars 2020 ne classe pas les établissements de soins vétérinaires parmi les établissements recevant du public soumis à l’obligation de fermeture jusqu’au 15 avril 2020. Ainsi, la profession vétérinaire a pour mission d’assurer la continuité du service auprès des animaux nécessitant des soins qui ne peuvent être différés sans mettre en danger leur santé, d’assurer la continuité de la surveillance individuelle ou collective des maladies contagieuses ainsi que les interventions en lien avec la qualité sanitaire des denrées alimentaires d’origine animale conformément aux prescriptions de la Direction générale de l’alimentation et en parfaite coordination avec les Directions départementales de la protection des populations (DDPP).

 

L’Ordre des vétérinaires invite les vétérinaires à appliquer et mettre en œuvre les consignes de sécurité pour l’accès aux établissements recevant du public et autorisés à assurer la continuité du service en gardant à l’esprit l’impérieuse nécessité de restreindre au maximum les déplacements et les interventions jugées non indispensables. Ces règles prudentielles s’appliquent aux visites vétérinaires à domicile.

 

Pour la bonne application des mesures de biosécurité, il est impératif de n’accepter de prendre en charge un animal, une demande de prescription, une délivrance de médicaments vétérinaires, une demande de cession d’aliments pour animaux, que sur rendez-vous après appel téléphonique préalable. Cette mesure organisationnelle de bon sens vise à réguler le flux des personnes présentes dans une même unité de lieu et de temps en fonction de l’espace disponible.

 

Il est impératif de respecter les consignes de distance d’un mètre entre les personnes présentes. Le cas échant des consignes doivent également être rappelées pour maintenir une distanciation d’au moins un mètre dans les éventuelles files d’attente à l’extérieur des établissements de soins vétérinaires.

Il est impératif de rappeler les mesures barrières, les consignes d’hygiène et les règles de biosécurité pour prévenir la propagation du virus.

 

Je vous rappelle que la profession vétérinaire n’est pas inscrite sur la liste des professions pouvant disposer de masques de protection. Pour autant, je comprends les choix stratégiques prioritaires du gouvernement en faveur de la santé humaine. Par voie de conséquences, j’appelle les vétérinaires à redoubler de vigilance en appliquant scrupuleusement les consignes de prévention. N’ajoutons pas à la crise de santé publique des menaces pour la santé animale.

 

Les vétérinaires doivent prendre conscience que cette crise sans précédent peut s’inscrire dans un temps long de plusieurs semaines ou de plusieurs mois. Ils doivent s’organiser dans cette perspective durable en visant à ne pas compromettre leur capacité d’intervention au service de la santé animale, en préservant et en protégeant leurs collaborateurs et eux-mêmes de tout risque de contamination.

 

J’en appelle au civisme et à l’exemplarité du corps professionnel vétérinaire pour, en conscience des enjeux, passer le cap difficile. Merci de le faire avec pragmatisme, bienveillance, et avec la rigueur scientifique d’une profession rodée à la gestion de crise.

 

Vous serez tenus informés régulièrement de la situation pour la profession vétérinaire.

 

Vous avez ci-dessous la liste des activités vétérinaires ne pouvant pas être différées et celles devant l'être.

 

DV Jacques GUERIN - Président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires

 

Organisations professionnelles associées à la rédaction de ce communiqué :

DV Jean-Yves GAUCHOT – Président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France

DV Laurent PERRIN – Président du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral

DV Christophe BRARD – Président de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires

DV Charles François LOUF – Président de l’Association vétérinaire équine française

DV Jean-François ROUSSELOT – Président de l’Association française des vétérinaires pour animaux de compagnie

 

 

Activités vétérinaires ne pouvant pas être différées pour des raisons de risque sanitaire ou d’impact élevé en termes économique ou de bien-être animal :

·      Activités de soins aux animaux dans les établissements de soins vétérinaires y compris les centres hospitaliers universitaires des écoles nationales vétérinaires, sur les lieux d’hébergement des animaux ou sur les lieux d’élevage : ces activités doivent être effectuées sur rendez-vous afin de limiter le nombre de personnes en présence ;

·      Contrôles programmés dans le cadre de la prophylaxie nationale des maladies animales : lorsque les conditions d’élevage ne permettent pas de reporter ces opérations (sortie des animaux), ces contrôles doivent être effectués en limitant le nombre de personnes présentes tout en garantissant la contention des animaux. Les vétérinaires doivent mettre en œuvre les mesures d’hygiène et de biosécurité visant à limiter un éventuel risque de dissémination du virus ;

·      Etat des lieux en élevage en cas de suspicion, et activités de gestion induites, des maladies sujettes à notification obligatoire ;

·  Visites à domicile des animaux mordeurs. Ces visites peuvent toutefois être temporairement remplacées par un entretien téléphonique destiné à obtenir les informations sur l’éventuelle vaccination antirabique, sur les lieux de séjour de l’animal et obtenir des informations sur la présence éventuelle de symptômes imputables à la rage ;

·    Inspections vétérinaires prévues dans le cadre de l’abattage, y compris les inspections spéciales d’urgence ;

·        Vente d’aliments pour animaux.

Activités vétérinaires devant être différées car concernant une situation de risque limité :

·   Les activités liées aux opérations d’accueil des animaux dans les chenils et refuges, sauf exigence impérative liée au bien-être des animaux ;

·      Les activités de guichet (vente, conseil, etc.) non directement liées à des activités considérées comme essentielles. A noter que la vente d’aliments pour animaux est en revanche considérée comme essentielle ;

.    Les interventions non urgentes et les chirurgies de convenance ; 

·      Les actes ostéopathiques ou de confort.

 

Communiqué N°2 - COVID-19

Ce communiqué n°2 a pour objet de préciser le cadre général de la continuité de service assuré par les vétérinaires dans le strict respect des mesures de lutte contre la propagation du virus SARS-CoV-2 et d’apporter des réponses, susceptibles d’être enrichies jour après jour, aux interrogations que nous avons reçues au cours de la journée.

Mon devoir est avant tout d’insister sur les deux principales mesures applicables, de mon point de vue essentielles et incontournables :

  • Réduction au maximum de vos déplacements, des déplacements de vos clients, et par voie de conséquence de votre activité professionnelle ;
  • Prendre en charge une demande d’un client à la condition préalable d’un contact téléphonique visant à apprécier si la demande peut être différée, à défaut organiser le flux de personnes présentes dans une même unité de temps et de lieu.

Il semble que les consignes encadrant l’ouverture des établissements de soins vétérinaires et la continuité de l’activité vétérinaire n’ont pas été interprétées à leur juste mesure. Il paraît utile de vous apporter les clés de décision pour segmenter les actes « devant être différés » et ceux « pouvant ne pas être différés ».

Plus particulièrement et concernant les activités vétérinaires ne pouvant pas être différées, le communiqué n°1 du 15 mars évoque le risque sanitaire, l’impact élevé en termes économique ou relatif au bien-être animal.

  • Le risque sanitaire peut être illustré par la diffusion d’une maladie contagieuse type grippe ou rhinopneumonie équine, parvovirose en canine. Il est ainsi une règle de bon sens de ne pas ajouter un problème de santé animale en laissant s’implanter ou diffuser de tels virus sur une zone géographique qui, très vite, peut concerner toutes les régions de France, voire au-delà, avec les conséquences délétères associées. La vaccination s’impose. La vaccination se conçoit de la même manière dans les zones où la maladie sévit de façon endémique.
  • Le risque d’impact économique élevé peut être illustré par l’exemple des suivis gynécologiques des juments dont la saison de monte démarre. Il demeure essentiel que seuls le vétérinaire et la personne en charge de la jument soient présents, en respectant les consignes de prévention du risque de propagation du coronavirus, étant conscient que les lieux doivent être adaptés aux respects des consignes, et que la jument - pour éviter les déplacements - reste hébergée sur place sur un laps de temps nécessaire à la validation définitive de la gestation. Les conditions d’intervention basées sur la multiplication des déplacements, parfois d’une région à une autre, ne sont pas acceptables face à une telle crise sanitaire.
  • Le risque du respect du bien-être animal renvoie à la notion, entre autre, de la santé et de la prise en charge des animaux malades ou nécessitant une intervention chirurgicale urgente, l’accès aux médicaments vétérinaires le cas échéant, et à leur alimentation.

En revanche, les visites de suivi des élevages, les bilans sanitaires d’élevage, les visites sanitaires obligatoires en élevages d’animaux de rente ne présentent aucun caractère d’urgence telles qu’elles ne puissent pas être reportées. Les règles applicables à la prescription et à la délivrance des médicaments vétérinaires doivent être regardées avec la conscience de la situation de crise que nous connaissons et avec pragmatisme.

Concernant les opérations de prophylaxie, sous couvert que les prélèvements puissent être acheminés en un temps compatible avec leur bonne conservation et analysés par le laboratoire d’analyse, seuls les bovins dont la mise à l’herbe devient impérieuse dans les cinq semaines à venir sont à considérer, d’autant plus que la zone d’élevage est en surveillance d’une maladie règlementée.

Concernant les activités au domicile du détenteur, les vétérinaires doivent savoir faire la part des choses en fonction de la densité d’habitation du domicile. La localisation du domicile en zone urbaine ou en zone rurale ne génère pas le même risque. Le fait que l’animal soit un animal de compagnie en zone urbaine ne génère pas le même risque que s’il s’agit d’un bovin ou d’un équidé. Les vétérinaires amenés à se rendre au domicile des clients doivent être conscients qu’il est de leur devoir de prendre toutes les précautions qu’impose le risque de devenir porteur du virus et transmetteur du virus, d’autant plus si le profil du détenteur de l’animal consulté est à risque (personnes âgées par exemple, personnes présentant des maladies associées).

J’appelle chacun des vétérinaires à faire l’analyse bénéfices-risques avant de décider d’une prise en charge d’un animal, en ne sous-estimant pas les risques. Les organisations professionnelles vétérinaires syndicales et techniques, à titre d’exemples, sans qu’elle soit exhaustive, ni définitive et sous couvert d’une actualisation journalière si nécessaire, proposent une liste par espèce afin d’apporter un degré de précision supplémentaire aux questions que vous vous posez.

Protégez-vous et portez-vous bien !

 

DV Jacques GUERIN - Président du Conseil national de l’Ordre

 

Organisations professionnelles associées à la rédaction du communiqué

DV Jean-Yves GAUCHOT – Président de la Fédération des syndicats vétérinaires de France

DV Laurent PERRIN – Président du Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral

DV Christophe BRARD – Président de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires

DV Charles François LOUF – Président de l’Association des vétérinaires équins française

DV Jean-François ROUSSELOT – Président de l’Association française des vétérinaires animaux de compagnie

 

Suspension du libre accès des établissements de soins vétérinaires (ESV)

La suspension du libre accès des établissements de soins vétérinaires (ESV) signifie un passage en mode de gestion de la Permanence et de la Continuité de Soins (PCS) uniquement dans un régime de Gardes-Astreintes.
Cela concerne les animaux malades et/ou blessés qui nécessitent des soins, soit en urgence, soit pour prendre en charge une situation amenée à devenir urgente à court terme. En d'autres termes, tout ce qui est prévention et/ou non indispensable doit être différé jusqu'à un retour à la normale.

En journée, et pendant les horaires d'ouverture habituels de l'ESV

En journée, et pendant les horaires d'ouverture habituels de l'ESV, la structure vétérinaire assure elle-même sa PCS selon les règles déontologiques en vigueur, plus que jamais nécessaires au maintien d'une égalité effective entre les structures vétérinaires. Les rendez-vous se font exclusivement après régulation téléphonique par la structure ou par une société dédiée.
Il est aussi possible de s'organiser avec la création, dans un cadre réglementaire, de micro-services de garde temporaires dans la journée à plusieurs structures.
Si, par exception, en raison d'une contrainte majeure (contamination du personnel soignant entraînant la fermeture, impossibilité économique, garde d'enfants à la maison,...), un ESV choisit de déléguer sa PCS à une structure d'urgence, en considérant que celle-ci reste en mesure de respecter toutes les règles de biosécurité en cours, elle doit signer une convention à cet effet : une bonne régulation téléphonique s'impose de même que la transmission de la convention au Conseil régional de l'Ordre.
Bien sûr, tout professionnel confiné peut, par solidarité, offrir ses services au bénéfice de la collectivité (régulation téléphonique par exemple).

La nuit, les dimanches et les jours fériés

La nuit, les dimanches et les jours fériés, les ESV mettent en application leurs règles habituelles de PCS, fixées dans leurs Conditions Générales de Fonctionnement, le cas échéant dans le respect des conventions de PCS et/ou du service de garde déclarés. Les circonstances y ajoutent la contrainte supplémentaire des règles de biosécurité pour les structures accueillantes.

Les décisions prises sont aussi nécessaires qu'indispensables et visent à nous protéger, d'une part, et à protéger la collectivité humaine d'autre part. Il faut donc impérativement réduire les contacts interpersonnels au strict nécessaire. A chacun d'entre nous d'exercer ses choix en conscience dans son environnement.

Chaque vétérinaire jugera en son âme et conscience ce qu'il estime être une urgence ou une maladie allant le devenir : nous sommes rompus à cet exercice. A chacun d'entre nous, dans ces circonstances difficiles, totalement inédites, de prendre la mesure :

  • de la situation évolutive, rationnellement, sans tomber dans la sinistrose collective ;
  • de sa responsabilité individuelle qu'il doit exercer avec lucidité ;
  • de la solidarité collective qu'il doit mettre en œuvre avec zèle, constance et dévouement.

Des directives et préconisations sanitaires sont prises au niveau national. Même dans le respect de celles-ci le risque de contamination est réel. Nous devons tous participer à l'effort collectif afin de casser la chaîne de contamination du COVID-19.

Les Présidents des CROV sont garant du respect des règles déontologiques et de l'attitude éthique des vétérinaires. Face à des faits avérés, soyez assurés qu'ils tireront toutes les conclusions en matière d'éthique professionnelle et de déontologie en saisissant les chambres de discipline qui apprécieront.

En toute confraternité, l'Ordre des Vétérinaires, votre CROV, vous souhaite une bonne santé, ainsi qu'à vos proches. Protégez-vous, protégez vos proches et vos collaborateurs.

Bien confraternellement.

COMMUNIQUÉ N°5 - COVID 19 - L'ORDRE DES VÉTÉRINAIRES RÉAFFIRME SES RECOMMANDATIONS POUR LA PRISE EN CHARGE DE LA SANTÉ DES ANIMAUX

 

En réponse à la progression de l'épidémie due au SARS-CoV-2, le Premier ministre a annoncé le 27 mars le renouvellement du confinement pour deux semaines supplémentaires, soit jusqu'au 15 avril 2020. Après une phase de mise en place progressive, le confinement s'installe durablement dans nos vies personnelles et professionnelles.

En médecine humaine, les témoignages dramatiques des soignants, l'arrivée à saturation des capacités des hôpitaux, renvoient à l'importance d'une mobilisation collective, à la solidarité dans les efforts consentis pour lutter efficacement contre la propagation du coronavirus.

Les recommandations des précédents communiqués de l'Ordre ont été faites sur la base des constats qui aujourd'hui s'imposent à tous. Elles sont rappelées ici et sont centrées sur l'urgence sanitaire, sur la préservation de la santé publique. Sauver des vies humaines, tout en préservant la santé des animaux, est à ce prix.

Je veux dès à présent vous remercier, vous toutes et vous tous, qui dans une très grande majorité avez - avec responsabilité - mis en place pour votre exercice professionnel des mesures de biosécurité et de restrictions d'activité pour vous protéger, protéger votre personnel, protéger vos clients et ainsi protéger votre entourage et les leurs, tout en assurant la prise en charge des animaux dont la santé le nécessite. C'est souvent en temps de crise que se révèlent les êtres par les valeurs qu'ils affichent, par l'éthique et le respect des règles déontologiques dont ils font preuve. Je suis intimement persuadé que l'avenir donnera raison à ceux-là. Leurs équipes soignantes en sortiront grandies.

Je profite de ce message pour remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux d'entre vous qui ont répondu présent pour mettre à disposition des hôpitaux du matériel et des consommables ou pour être volontaires pour rejoindre la réserve sanitaire (plus de 5 000 vétérinaires recensés).

Les recommandations ordinales demeurent inchangées pour la période de prolongation du confinement que ce soit sur les lieux d'élevage, au domicile des clients, ainsi que dans les établissements de soins vétérinaires dont l'accès est conditionné au respect des consignes de biosécurité :

  • appel préalable pour prendre rendez-vous ;
  • accès filtré et sous conditions ;
  • accueil uniquement des animaux dont vous aurez jugé que l'état de santé le nécessite (les actes de convenance sont différés) ;
  • limitation du nombre de personnes présentes et des contacts entre personnes, en considérant malheureusement que masques FFP2 et gel hydro-alcoolique manquent cruellement.

Continuez à appliquer des mesures de prévention et de biosécurité. Respectez les valeurs qui sont les nôtres, celles d'une profession de santé responsable, qui agit avec détermination face aux multiples sollicitations quotidiennes, parfois déraisonnables, des détenteurs d'animaux, particuliers ou professionnels. Refusons de céder aux pressions qui résulteraient en l'adoption de comportements irresponsables pouvant potentiellement être à l'origine de la dissémination du coronavirus, de l'atteinte d'êtres humains et d'hospitalisations. D'autant que les uns et les autres pourraient voir leurs responsabilités recherchées par la suite.
La profession doit rester unie tout au long de cette grave crise sanitaire dans une confraternité qui nous honore toutes et tous et qui permet de faire front ensemble.

Recentrons-nous sur les fondamentaux de notre exercice professionnel : soins aux animaux malades ou blessés, permanence et continuité des soins, actes de certification indispensables. Ne transigeons jamais sur la biosécurité, sur la santé : la nôtre, celle de nos collaborateurs, celle de nos clients, celle de nos proches, celle de l'ensemble de la société. Restreindre les contacts humains fait barrage à la contagion et sauve des vies humaines.

Soyez toutes et tous assurés que les Conseils régionaux et le Conseil national de l'Ordre sont à vos côtés et disponibles tout au long de cette crise sanitaire majeure. C'est l'honneur du corps professionnel vétérinaire de mettre la santé publique au-dessus de tout. Notre formation scientifique de haut niveau nous permet d'appréhender les risques sanitaires actuels. Chaque vétérinaire, de par sa formation et son expérience, est ainsi placé en situation de responsabilité renforcée.

Docteur vétérinaire Jacques Guérin
Président du Conseil national de l'Ordre des vétérinaires

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